Corte 96

Après le colloque “Sant’Egidio” ( Mars 2006 )

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Un appel à la société corse pour construire la paix

            Au milieu de ses difficultés, la Corse aspire à la paix, pour pouvoir envisager sereinement son avenir. Cette paix, il nous faut la construire par des engagements positifs. Les condamnations seules sont impuissantes.

            La journée-rencontre du 25 mars 2006 à l’Université de Corse voulait contribuer à initier une dynamique de paix. C’est dans ce but que le groupe de réflexion « Corte-96 »[1] s’était impliqué dans la réalisation de cette journée qui demeure l’un de ces moments fondateurs capables de renouveler notre effort.

            A notre invitation un représentant de la communauté internationale catholique Sant’Egidio nous a apporté ce 25 mars à Corte le témoignage de l’esprit qui anime cette communauté dans son travail internationalement reconnu en faveur de la paix. Pour « Corte-96 » ce témoignage reste un modèle stimulant du véritable travail pour la paix dans la vérité et la justice. Au terme de cette journée du 25 mars 2006 nombreux ont été ceux qui ont souhaité une suite à ce colloque.

 Il faut répondre à cette attente. C’est pourquoi le groupe « Corte-96 » est prêt à susciter dans un proche avenir d’autres rencontres avec ceux qui se sentiraient concernés par l’appel que nous lançons.

             La présence de Sant’Egidio à Corte a été un élément déterminant de la qualité de l’échange qui s’y est établi. Aussi sommes-nous prêts à inviter l’un ou l’autre de ses représentants pour des rencontres qui résulteraient de notre appel. C’est en effet un dialogue exigeant que nous désirons promouvoir pour l’avenir de la Corse. Nous sommes heureux, dès le départ, que d’autres puissent s’associer à cette action, parmi lesquels des responsables associatifs et politiques qui avaient accepté de participer à la table ronde de l’après-midi du 25 mars.

             Notre appel vise à poursuivre la démarche en l’élargissant autant que possible.

  • Notre objectif est de chercher ardemment les issues en vue d’une paix dans la vérité et la justice, où les conflits pourront être assumés en éliminant toute forme de violence.

  • Notre projet est de favoriser des rencontres où le « parler vrai » l’emporte sur les slogans, où l’on pourra dissiper un certain nombre de malentendus qui hypothèquent toute possibilité d’écoute mutuelle et de recherche commune.

  • Notre appel s’adresse à tous ceux qui, au nom de références humanistes ou d’un message spécifiquement religieux, pourront donner tout son sens à cette dynamique de paix.

 A cet appel nous attendons des réponses en forme de réactions et, si possible, de propositions. Toutes seront les bienvenues. Il s’agit de savoir de quelle manière des personnes de tous horizons voudront s’inscrire dans cette démarche.

 Nous avons l’intention de faire le point de ces réponses au plus tard le 30 novembre 2006. Dès que possible, à notre tour nous ferons des propositions concrètes à ceux qui auront manifesté leur réaction.

 Les réponses peuvent parvenir par courrier postal ou par Internet ou même par d’autres moyens à la portée de ceux qui répondront.

 Voici notre site Internet : perso.orange.fr/corte96

 Le groupe « Corte-96 »

Signatures : Michel Acquaviva – François Alfonsi – Vincent Beslon – Antoine Biondi – Dominique Casanova – Jérôme Camilli – Serge Demailly – Madeleine Kovalesvski – Marie-Antoinette Nuttinck – Jacques Orsoni – François Pernin – Gaston Piétri – André Serra.

 S’associent à cette démarche des responsables associatifs et politiques qui ont participé à la table-ronde de la journée du 25 mars 2006 :

(Noms des signataires associés) :

Jean-Claude Acquaviva – Jean-Christophe Angelini – Jean-Pierre Bonnafoux – Jacques Casamarta – Pierre Chaubon – Jean-Martin Mondoloni.

  “Par distinction avec la compromission, qui est une position faible, une attitude de soumission qui consacre l’autorité du plus fort, le compromis est une position forte qui repose sur la noblesse de la parole,  de la confrontation, de la négociation (...)

Mais le travail hautement politique et hautement éthique du compromis (...) ne débouche sur une décision viable et vivable qu’à deux conditions: la légitimité accordée par les débatteurs aux attentes et aux aspirations des autres et la volonté de maintenir le désir primordial de vivre ensemble...

Réflexions éthiques sur la société corse colloque du 23 mars 1996 - p. 106


[1] Le groupe « Corte-96 » est né d’un colloque qui s’est tenu à Corte en mars 1996 sur le thème « Réflexions éthique sur la société corse ». D’où le nom de « Corte-96 ». Le groupe a mené sa réflexion au cours de ces dernières années en se réunissant sur la seule base de valeurs humanistes historiquement liées au christianisme. Se modifiant progressivement en sa composition, il est resté axé sur les problèmes spécifiques de la société corse, livrant au public en certaines circonstances le fruit de son travail (en 1997 : « Réhabiliter la politique ne Corse »  -  en 2003 : « La Corse : d’une identité défensive à une identité d’ouverture »).